On aère pour renouveler l'air, mais on croit souvent qu'un air frais est un air sec. C'est faux : ce qui compte, c'est la quantité de vapeur d'eau contenue dans l'air, que mesure le point de rosée, et non la température.
Pourquoi cet indice compte
Un air extérieur à 5 °C et 90 % d'humidité contient moins d'eau qu'un air intérieur à 20 °C et 50 %. Une fois entré et réchauffé, il devient sec : l'humidité relative chute, parce que l'air plus chaud peut contenir beaucoup plus de vapeur. À l'inverse, un soir d'été orageux à 24 °C peut apporter un point de rosée de 17 °C : en ouvrant, on fait entrer de l'eau.
Cette eau a un coût. Un logement qui reste au-dessus de 60 % d'humidité plusieurs jours de suite devient un terrain favorable aux acariens, dont les déjections sont l'allergène domestique le plus courant, puis aux moisissures sur les murs froids. Aérer au bon moment est le geste le moins cher pour s'en protéger.
Comment le lire
Le bloc donne un créneau d'au plus trois heures, pris entre 6 h et 22 h dans les vingt-quatre prochaines heures : celui où le point de rosée extérieur est le plus bas. Il compare l'air du dehors, réchauffé à 20 °C, à un intérieur de référence à 20 °C et 50 % d'humidité, dont le point de rosée est de 9,3 °C.
Quand le point de rosée du créneau est sous 11 °C, ouvrir assèche ou, à peine au-dessus de 9,3 °C, ne change presque rien. Au-delà de 11 °C, la phrase vous dit de n'aérer que cinq minutes. Une phrase supplémentaire sur les acariens apparaît quand l'air reste humide au moins trois jours de suite.
Les seuils retenus sur ce site
Chaque phrase du bloc « Aujourd'hui » naît d'une règle chiffrée. Voici celles de cet indice, telles qu'elles sont appliquées dans le code.
- Point de rosée extérieur sous 11 °C : l'air du dehors assèche l'intérieur ; au-dessus, il l'humidifie.
- Intérieur de référence : 20 °C et 50 % d'humidité relative.
- Créneaux cherchés entre 6 h et 22 h, sur 3 heures au plus, en tolérant 1 °C d'écart au minimum.
- Acariens : humidité intérieure estimée au-dessus de 60 % pendant au moins 3 jours de suite, sur 5 jours de prévision.
Un exemple calculé : Toronto
À Toronto, avec les prévisions du 2026-11-02 08:13 : Meilleur moment pour aérer : vers 8 h. Le point de rosée extérieur tombe à 6,1 °C ; cet air, une fois réchauffé à 20 °C, n'a que 40 % d'humidité, contre 50 % dans un intérieur type : ouvrir assèche.
Ses limites
L'intérieur de référence est un logement moyen : une cuisine après la cuisson, une salle de bains ou une cave n'ont pas la même humidité, et un hygromètre à quelques euros vaut mieux que n'importe quel modèle pour votre pièce. Le calcul ignore la direction du vent et l'exposition des fenêtres. Il décrit l'air extérieur au point de la commune, pas dans une rue encaissée.
Questions fréquentes
Est-il toujours bon d'aérer quand il fait froid dehors ?
Presque toujours : en hiver, l'air extérieur, même humide, contient peu d'eau et assèche l'intérieur une fois réchauffé. La seule exception est le brouillard doux de demi-saison, dont le point de rosée peut dépasser 11 °C.
Combien de temps faut-il aérer ?
Cinq à dix minutes en ouvrant en grand pour créer un courant d'air suffisent à renouveler l'air d'un logement. Laisser une fenêtre en oscillo pendant des heures refroidit les murs sans bien renouveler l'air.
Pourquoi 60 % d'humidité, et pas 50 ?
Entre 40 et 60 % l'air est confortable et peu favorable aux acariens. Au-delà de 60 %, ils prolifèrent ; au-dessous de 30 %, ce sont les muqueuses qui souffrent. Le seuil de 60 % est celui qu'on retient pour déclencher l'avertissement.