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Pression atmosphérique : ce que mesure le baromètre

La pression atmosphérique est le poids de l'air qui se trouve au-dessus de nous, ramené à une surface. Au niveau de la mer, une colonne d'air pèse plus de dix tonnes par mètre carré, mais nous ne le sentons pas parce que la pression s'exerce aussi à l'intérieur de notre corps. Ce qui nous concerne, ce sont ses variations : de quelques hectopascals d'un jour à l'autre, elles décident du temps qu'il fera.

Graphique de la pression atmosphérique en fonction de l'altitude : elle passe de 1 013 hPa au niveau de la mer à 505 hPa vers 5 500 m et 226 hPa vers 11 000 m020040060080010000481216Niveau de la mer : 1 013 hPa5 500 m : 505 hPa11 000 m : 226 hPaPression (hPa)Altitude (km)
La pression diminue vite avec l'altitude : de moitié vers 5 500 m (atmosphère type).

Unités et valeur normale

En météorologie, la pression se mesure en hectopascals (hPa) : un hectopascal vaut 100 pascals, et équivaut à un millibar, l'ancienne unité que l'on rencontre encore. La valeur de référence est celle de l'atmosphère type, 1 013,25 hPa au niveau de la mer. On la dit « normale » parce qu'elle sert de repère : au-dessus, la pression est jugée élevée ; au-dessous, basse.

Sur les cartes et dans les prévisions, on donne la pression réduite au niveau de la mer, c'est-à-dire celle que l'on mesurerait si la station se trouvait à l'altitude zéro. Sans cette correction, les stations de montagne paraîtraient toujours en dépression et aucune carte ne serait lisible. La pression réelle de la station, plus basse en altitude, est la pression de station.

Pourquoi la pression baisse avec l'altitude

Plus on monte, moins il reste d'air au-dessus de soi, et l'air lui-même, comprimé par son propre poids, est plus dense en bas qu'en haut. La pression ne diminue donc pas de façon régulière : près du niveau de la mer, elle baisse d'environ 1 hPa tous les 8 mètres, alors qu'en altitude il faut monter beaucoup plus pour perdre autant. Elle est divisée par deux vers 5 500 m, et il n'en reste qu'un peu plus de 200 hPa à 11 000 m, l'altitude de croisière des avions de ligne.

Vers 3 000 m, la pression vaut environ 700 hPa dans l'atmosphère type. C'est pourquoi les randonneurs ressentent l'altitude : à chaque inspiration, ils reçoivent moins d'oxygène, car la proportion d'oxygène reste la même mais l'air est moins dense.

Hautes pressions, basses pressions

Sur une carte, des lignes appelées isobares relient les points de même pression. Les zones de pression élevée sont les anticyclones : l'air y descend, se réchauffe et se dessèche, ce qui dissout les nuages. On y trouve en général du beau temps, des vents faibles, et en hiver de la brume ou du brouillard sous une couche de nuages bas. Les zones de pression basse sont les dépressions : l'air y monte, se refroidit, la vapeur se condense et les nuages et les précipitations se forment.

Le vent souffle des hautes vers les basses pressions, mais la rotation de la Terre le dévie. Dans l'hémisphère nord, il tourne dans le sens des aiguilles d'une montre autour d'un anticyclone et dans le sens inverse autour d'une dépression ; dans l'hémisphère sud, c'est l'inverse. Plus les isobares sont serrées, plus le vent est fort.

Lire la tendance

Ce n'est pas tant la valeur de la pression qui compte que sa tendance, c'est-à-dire son évolution sur les dernières heures. Une pression qui monte régulièrement annonce en général une amélioration et un temps plus sec. Une pression qui baisse annonce une dégradation : plus la baisse est rapide, plus la perturbation est active, et une chute de plusieurs hectopascals en trois heures accompagne souvent un vent fort.

Une pression stable, même élevée, ne dit rien d'autre que « le temps ne change pas ». Il faut comparer avec la pression d'il y a trois heures et celle d'il y a douze heures : c'est ce que faisaient les marins avec leur baromètre enregistreur.

Un exemple calculé : Toronto

Pour Toronto, avec les prévisions du 2026-11-02 08:13 : pression moyenne du jour, ramenée au niveau de la mer, de 1024,2 hPa, soit 11,0 hPa au-dessus de la valeur normale de 1013,25 hPa, ce qui est plutôt une situation anticyclonique. La ville est à 161 m d'altitude : le baromètre de la station y marquerait environ 1004,8 hPa.

Questions fréquentes

Quelle est la pression atmosphérique normale ?

La valeur de référence est 1 013,25 hPa au niveau de la mer, celle de l'atmosphère type. La pression réelle varie de quelques dizaines d'hectopascals autour de cette valeur, selon les anticyclones et les dépressions.

Une pression qui baisse annonce-t-elle toujours la pluie ?

Pas toujours, mais c'est un bon signal. Une baisse régulière indique l'approche d'une dépression ou d'un front, donc plus de nuages et un risque de précipitations ; plus la chute est rapide, plus le changement est marqué.

Pourquoi la pression indiquée par la météo ne dépend-elle pas de l'altitude ?

Parce qu'on la ramène au niveau de la mer pour comparer les lieux entre eux. La pression de station, elle, baisse d'environ 1 hPa tous les 8 mètres près du niveau de la mer.

Sources

  • ISO 2533:1975, Atmosphère type : valeurs de 1 013,25 hPa, de la température standard de 15 °C au niveau de la mer et du gradient de 6,5 K par kilomètre, qui donnent le graphique et les pressions citées.
  • Organisation météorologique mondiale (OMM), Guide des instruments et des méthodes d'observation, OMM-N° 8 : mesure de la pression et réduction au niveau de la mer.
  • Exemple du jour : pression moyenne quotidienne des prévisions Open-Meteo, convertie en pression de station par l'atmosphère type.

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